Dans sa version du National defense authorization Act (NDAA) de 2025, publiée le 10 juillet, le Sénat des Etats-Unis a décidé de ne pas intégrer de dispositions visant à freiner les activités du fabricant de drones chinois DJI Technologies. Cette position s’oppose à celle de la Chambre des représentants, adoptée en juin, qui avait ajouté les équipements et les services de DJI à une liste d'entreprises soumises à restrictions. Cela aurait pour conséquence d'empêcher l’entreprise chinoise d'obtenir des licences de la FCC (federal communications commission) pour ses futurs modèles de drones, mais aussi d'entraîner la révocation des autorisations existantes. Dans ce contexte, plusieurs distributeurs américains de drones agricoles ont décidé, le 16 juillet, de former une coalition afin d’éviter le blocage de DJI, principal fournisseur de drones de pulvérisation agricole aux États-Unis. Le projet de loi NDAA a pour but de répondre aux inquiétudes relatives au traitement des données sensibles par l’entreprise chinoise et leur possible collecte par le gouvernement de Pékin. Des représentants de la Chambre et du Sénat doivent à présent se retrouver au sein d'une conférence pour se mettre d'accord sur un texte définitif. En France, le drone a connu un essor dans les années 2010 grâce aux cartes de modulation d'azote, avant d'être dépassé par le satellite. Depuis quelques années, les fabricants, comme DJI, développent des services de pulvérisation de pesticides, un usage interdit en France - même si le gouvernement souhaite assouplir le cadre, après une période d'expérimentation.
Abonné