C'est, en creux, la principale information à retenir du comité de suivi du PSN (déclinaison national de la Pac) qui s'est tenu ce 24 octobre: les mobilisations de cet hiver, celles qui menacent dans les prochaines semaines et, peut-être, l'instabilité politique actuelle auront eu raison des velléités du ministère de l'Agriculture à durcir les conditions d'accès aux éco-régimes. Malgré la critique virulente de l'Inrae en septembre 2023 sur leur «manque d'ambition environnementale», puis la proposition du CGAAER (ministère de l'Agriculture) fin 2023 de les renforcer, désignant l'année 2025 comme «un point de rendez-vous à ne pas manquer», aucune modification substantielle des conditions d'accès aux éco-régimes n'a été présentée pour la prochaine campagne Pac. «C'est assez scandaleux, estime la porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Marandola. D'autant que les montants ont été rabotés» (par rapport à ceux annoncés initialement, en raison du nombre plus élevé de bénéficiaires que prévu). Pour la Confédération paysanne, «cela méritait de renforcer l'enveloppe, en prélevant sur les droits à paiement de base, et de cranter les exigences». Parmi les agriculteurs ayant touché des aides découplées, environ neuf sur dix (95%) ont également bénéficié des éco-régimes, contre 78% annoncé en 2021.
Abonné