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Ecophyto/Indicateurs : les chercheurs du comité scientifique proposent de «simplifier» le Nodu

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Le Nodu n’est pas parfait, mais il est mieux que le HRI1 et il est améliorable. Voilà ce que dit, en substance, le comité scientifique et technique (CST) du plan Ecophyto dans un texte de décryptage publié le 21 février sur le site The Conversation. Les membres du CST, «comité indépendant des pilotes du plan», expliquent que le Nodu prend en compte les «posologies» différentes des substances actives grâce au calcul d’une dose de référence à l’hectare appelée «dose unité », ce qui permet d’avoir une vision plus précise des usages de pesticides que la QSA (quantité de substances actives vendues). Or l’indicateur européen HRI (nouvellement retenu par le gouvernement, NDLR) est similaire au QSA, avec certes une pondération selon leur appartenance à un groupe de risques (au nombre de quatre groupes), mais cette pondération est calculée de façon arbitraire et est, au final, peu discriminante, expliquent les scientifiques. Reconnaissant toutefois la complexité du Nodu, ils proposent de «simplifier» le calcul de cet indicateur historique d’Ecophyto. «Nous recommandons de définir la dose unité d'une substance comme la médiane de toutes ses doses homologuées – plutôt que la moyenne des maxima des doses homologuées par culture, pondérée par la surface relative de chaque culture», expose le CST. Une telle simplification permettrait de rendre le Nodu, jusqu’ici franco-français, «utilisable à l’échelle européenne».