La Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui rassemble la quasi-totalité des enseignes de grande distribution, a demandé à être reçue par Emmanuel Macron pour évoquer notamment la question de la rémunération des agriculteurs, dans un courrier consulté par l'AFP le 14 mai. Alors que le gouvernement prévoit de présenter «d'ici l'été» un nouveau texte de loi pour «renforcer le dispositif Egalim», censé protéger les revenus des agriculteurs, les dirigeants de la FCD se disent «déterminés à prendre toute [leur] part dans le débat», dans ce courrier daté du 9 mai et adressé au président de la République, révélé le 14 mai par La Lettre et LSA. «Si nous voulons une véritable construction du prix "en marche avant", il nous faut revenir au triptyque essentiel des lois Egalim: contractualisation écrite obligatoire, non-négociabilité de la matière première agricole et transparence à toutes les étapes de la négociation commerciale», plaident les représentants de la grande distribution. Les signataires du courrier (Carrefour, Intermarché, Leclerc et Système U) disent ne pas pouvoir «accepter que les agriculteurs qui nous nourrissent ne puissent pas vivre dignement de leur travail» et entendent «garantir la pérennité d'une agriculture française forte».
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