L’Adepale (entreprises alimentaires), face à un «tsunami inflationniste», a réclamé le 23 février une loi Egalim 3 pour «aller vers la non-négociabilité de la totalité des coûts de production». Il s’agit, sur le modèle des matières premières agricoles dans Egalim 2, d’«instaurer l’extension de la clause de révision automatique aux autres coûts de production (énergie, emballage, transports…)», a déclaré le président Jérôme Foucault, en présentant 16 propositions pour «renforcer la souveraineté alimentaire et industrielle» à l’horizon 2030. Selon le baromètre Adepale, en décembre 2021, 86% des entreprises connaissaient des difficultés d’approvisionnement, avec une hausse de coûts sur tous les postes, notamment les emballages cartons, plastiques et métalliques. «La plus grosse crainte du chef d’entreprise, c’est une potentielle rupture en linéaires dans les prochains mois», a alerté le vice-président Thierry Goubault, évoquant une «situation jamais connue» en 25 ans de métier, avec des hausses de prix «tous les quinze jours» pour les emballages. «Si un industriel n’a pas d’emballage, il arrête de produire pendant une semaine, ça risque d’arriver», et dans ce cas «il n’achète pas de produit agricole», prévient M. Goubault, également président du fabricant de desserts aux fruits Charles & Alice.
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