«En 2025, la Confédération paysanne va créer la surprise lors des élections des chambres d’agriculture», a annoncé Laurence Marandola, paysanne dans l’Ariège et porte-parole nationale de la Confédération paysanne, en conférence de presse le 8 janvier. Et de dénoncer, à nouveau, le bilan «catastrophique» de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA), estimant que «beaucoup de paysans ne se sentent pas être accompagnés par les chambres d’agriculture». Depuis deux ans, la Confédération paysanne revendique une «très forte hausse de ses adhésions», de l’ordre de 20%, atteignant désormais 11 000 adhérents. «Nous allons présenter 92 listes dans le collège 1, avec une très forte féminisation et une moyenne d’âge autour de 45 ans parmi nos têtes de liste», a précisé Mme Marandola. Après avoir gagné Mayotte, mais perdu d'un cheveu la Loire-Atlantique en 2019, la Conf’ ambitionne de «gagner une dizaine de chambres d’agriculture» supplémentaires. Malgré ces perspectives encourageantes, le troisième syndicat agricole français se dit «très inquiet» quant au processus électoral. Il déplore un «manque de transparence» et pointe du doigt le recours de l’État à des prestataires externes pour organiser le scrutin. «Nous avons déjà des indications quant au fait que des paysans ne recevront par leur matériel de vote dix jours avant», ajoute la porte-parole nationale de la Conf’.
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