Au lendemain du lancement de la campagne des élections des chambres d’agriculture le 7 janvier, Laurence Marandola, paysanne dans l’Ariège et porte-parole nationale de la Confédération paysanne, a dénoncé, lors d’une conférence de presse, «l’irresponsabilité» de la Coordination rurale (CR), concernant notamment le recours aux pesticides et le changement climatique. «Il n’y a aucune proximité possible sur la question de la transition avec la CR, qui frôle avec le climato-scepticisme», a estimé Mme Marandola. Selon elle, la CR serait finalement «très proche» de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA) dans son approche de l’agriculture, avec la défense d’un «modèle productiviste et contre les normes». Et d’ajouter que le syndicat des «bonnets jaunes» «prône la compétitivité, et s’assoit sur les droits sociaux, notamment dans la filière des fruits et légumes». Dans un entretien accordé à Agra Presse le 16 décembre, la présidente de la Coordination rurale et productrice de lait Véronique Le Floc’h estimait de son côté que le modèle défendu par la Confédération paysanne «n’est pas durable»: « On ne peut pas rêver d’un million de paysans, mais on peut garder nos 400 000 fermes, détenues par nous autres».
Abonné