Après Julien Denormandie, la FNSEA et plusieurs de ses associations spécialisées animales, c'est la Confédération paysanne qui «dénonce vivement» le projet de révision de la directive IED sur les émissions industrielles présentée par Bruxelles le 5 avril. Ce projet vise à appliquer aux élevages de plus de 150 UGB (unités gros bovins) cette réglementation visant à réduire les émissions de méthane et d'ammoniac. Selon la Confédération paysanne, ce texte «viserait la grande majorité des élevages bovins français, y compris paysans, pénalisant ainsi très fortement les systèmes herbagers aux vertus pourtant reconnues !» Et de dénoncer «une coûteuse procédure d'autorisation et d'enquête publique, sur la seule base de leurs émissions de méthane et d'ammoniac, sans aucune considération pour leurs bénéfices sur la biodiversité, l'aménagement du territoire, l'économie locale ou la captation de carbone par les haies et les prairies.» Le projet de Bruxelles «ne tient pas compte de la réalité de nos élevages», avait lancé de son côté le ministre français de l'Agriculture, Julien Denormandie, dans un tweet du 5 avril. Autre grief de la Confédération paysanne, «que ni le ministre de l’Agriculture ni la FNSEA n’ont dénoncé»: le texte pourrait «alléger le régime d’autorisation existant pour les unités de production industrielles porcines et avicoles.»
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
La pomme française, à la peine sur tous les fronts
Longtemps premier fruit consommé en France, la pomme perd du terrain sur tous les fronts. Entre 2010 et 2025, les…
Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé et les éleveurs soulagés
La vague d’influenza aviaire semble passée et le niveau de risque a été abaissé à « modéré ». Place aux ultimes…
Porc : Cirhyo prend ses marques au Marché de Plérin
Depuis son communiqué du 16 avril annonçant la présentation d’un premier lot de Cirhyo au Marché du porc…