L'association de consommateurs CLCV a publié une étude le 7 janvier, portant cinq emballages fabriqués à partir de fibres végétales utilisés en restauration hors domicile (bagasse, carton, carton kraft brun, papier kraft brun). Selon l’association, la composition des emballages étudiés pose question : migration non maîtrisée de substances délétères vers les aliments, présence de bisphénol A dans une boîte à pizza, de fluor organique total dans une barquette en bagasse (contenant couramment utilisé pour les repas hors domicile) «à une teneur cohérente avec un usage intentionnel de composés perfluorés». Si ses analyses ne relèvent pas d’infraction sanitaire, la CLCV souligne un vide de normalisation: «Des réglementations spécifiques et harmonisées font défaut. De plus, la mauvaise articulation entre le règlement Reach sur les substances chimiques et le règlement sur les matériaux au contact des aliments conduit à une gestion incohérente, responsable de la présence de substances délétères dans les emballages alimentaires comme le BPA ou les composés perfluoré». Elle estime par ailleurs qu’il y a un décalage entre d’une part, les consignes de tri données aux consommateurs et les avantages écologiques des emballages qui sont mis en avant et d’autre part, la réalité industrielle. Spécialement concernant la recyclabilité ou la compostabilité des emballages, «à relativiser du fait de l’ajout nécessaire de revêtements barrières non recyclables» (pour l’étanchéité par exemple).
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