Pour sa première conférence de presse de la rentrée, la présidente du Copa, Christiane Lambert a dénoncé ouvertement le 12 septembre, la proposition de Bruxelles sur une révision de la directive européenne relatives aux émissions industrielles qui serait appliquée à toutes les exploitations bovines, porcines et avicoles comptant plus de 150 unités de gros bétail (UGB). «Il s’agit finalement de diviser par 13 le nombre d’animaux qui étaient autrefois concernés, cela va assurément toucher beaucoup d’exploitations familiales de petite taille qui auront de grandes difficultés à s’adapter à ce système d’autorisation avec des valeurs limites d’émission pour le méthane et l’ammoniac. Ce qui entraînera automatiquement des coûts supplémentaires», s’inquiète-t-elle. À cette fin, Christiane Lambert appelle l’exécutif européen «à avoir une approche plus pragmatique et réaliste afin que les agriculteurs puissent suivre ces évolutions». Avant de souligner l’importance «de mener une étude d’impact pour avoir une évaluation précise de la situation avant de déterminer des règles rigides et brutales, déconnectées de la réalité». La présidente du Copa aura l’occasion de présenter ces éléments auprès des ministres de l’Agriculture de l’UE lors de la réunion informelle du 16 septembre à Prague. En attendant, les experts agricoles auront eu l’occasion de débattre de ce dossier lors du Comité spécial agriculture du 12 septembre.
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