Deux jours après qu'Élisabeth Borne a annoncé que les entreprises mises en difficultés par la flambée du coût de l'énergie pouvaient demander «un report du paiement de leurs impôts et de leurs cotisations sociales», la FNSEA prédit, dans un communiqué du 5 janvier, que «l'impact de ces reports pèsera peu sur la trésorerie des exploitations déjà exsangues du fait des charges liées à l'énergie». En effet, pointe le syndicat majoritaire, le report de paiement des cotisations sociales «est déjà en vigueur dans le monde agricole, pour toute entreprise faisant état de difficultés financières», et le report du paiement de l'impôt «n'a d'impact réel qu'en présence de résultats passés importants, ce qui n'est pas le cas pour ces entreprises». Et la FNSEA de renouveler sa demande de mise en place d'un «bouclier tarifaire, à l'instar de celui réservé aux particuliers et dont le gouvernement ne cesse, à juste titre, de se féliciter». À défaut, le syndicat pointe un risque de baisse de consommation ou d'augmentation des importations: «La répercussion de la hausse des coûts de l'énergie sur le prix des produits alimentaires français a ses limites.»
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