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Engrais: avec la guerre en Ukraine, les conseils des chambres trouvent «une nouvelle écoute»

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Avec la hausse des coûts de l’énergie ou des engrais face à la guerre en Ukraine, «nos conseils sur les intrants ont trouvé une nouvelle écoute dans les fermes», indique Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France à l’occasion d’une conférence de presse le 14 février. Pour preuve, illustre-t-il, l’outil de pilotage de la fertilisation Messatimages, développé par les chambres d’agriculture, couvrirait actuellement près de 40 000 ha, soit un doublement des surfaces par rapport à 2021. Mais ces avancées, tout comme l’amélioration de la balance commerciale agroalimentaire, n’empêchent pas Sébastien Windsor de confier «une vraie préoccupation face à la baisse des volumes de production». En productions animales notamment, comme le rappellent les chambres, les abattages de volailles en 2022 sont en recul de 11% par rapport à la moyenne quinquennale, tout comme les abattages de vaches laitières ou de veaux (-8 % et -9 % respectivement). Et «les prix élevés encouragent d’autant plus les éleveurs à décapitaliser», observe Marine Raffray, agroéconomiste au sein des chambres. Principal élément à surveiller en 2023 selon Thierry Pouch: «La poursuite de la guerre en Ukraine et ses conséquences». Les chambres craignent particulièrement un scénario dans lequel les intrants poursuivraient leurs hausses, en parallèle d’un ralentissement des cours agricoles.