A l'occasion d'une conférence de presse le 16 septembre, les producteurs de blé de l'AGPB (FNSEA) ont plaidé pour un blocage, ou à défaut, un report de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), qui doit s'appliquer à partir de janvier 2026. «Nous ne savons pas encore comment cette taxe sera calculée, et les fournisseurs nous annoncent déjà qu'ils vont prendre une marge pour se couvrir», a expliqué le président de l'AGPB, Eric Thirouin, qui craint que les producteurs ne se retrouvent floués. Le délai demandé pourrait être mis à profit pour «imaginer des aides compensatoires», a étayé son secrétaire général Philippe Heusèle. Après l'entrée en vigueur de manière transitoire du MACF en octobre 2023, des simplifications du dispositif viennent d’être introduites en urgence : un nouveau seuil de minimis de 50 tonnes, ce qui exclurait 90 % des importateurs, principalement des PME, selon la Commission ; et un allègement des procédures d’autorisation, de la méthode de calcul et de vérification des émissions. Ce nouveau seuil de 50t n'a pas convaincu les producteurs de blé, qui font remarquer qu'un camion peut livrer à lui seul 30 tonnes d'engrais dans une exploitation.
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