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Engrais : l’Unifa alerte sur la dépendance à la Russie, importations stables en 2024

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Dans un communiqué paru le 27 janvier, les fabricants français d'engrais de l’Unifa alertent les autorités sur l'augmentation des importations d'engrais russes depuis 2021. Sur l'année 2024, ils s'attendent à une stabilisation, à un niveau toutefois significativement plus élevé qu'il y a trois ans (402 000t). Selon les données douanières collectées par l’Unifa, les achats français de fertilisants russes s’affichent , après neuf mois de campagne commerciale sur l’année civile 2024, à 511 000 tonnes environ, contre 757 000 t sur l’ensemble de l’année 2023. «Nous estimons que ces chiffres sont sous-estimés, compte tenu du manque de précisions sur les déclarations d'origine dans les statistiques commerciales intracommunautaires. Nous prévoyons qu’en 2024, les volumes importés seront semblables à ceux de 2023 », commente l’Unifa. Parmi les 750 000 t importés en 2023, la majeure partie concerne ceux à base d’azote, soit environ 490 000 t. Viennent ensuite les engrais dits composés (contenant au moins deux éléments primaires entre l’azote, le potassium et le phosphore), à hauteur de 220 000 t, et le reste de potassium, pour 47 000 t. Le syndicat réclame aux autorités, entre autres, une «protection efficace des industriels nationaux» et un soutien à leur compétitivité. Ces derniers mois, deux sites de productions ont été fermés sur le sol français, par Yara et Agrofert.