Dans un communiqué du 8 janvier, l’Unifa (producteurs de fertilisants) ne voit pas d’un bon œil la possible suspension de l’application du MACF aux engrais. Dénonçant la position de la France, qui était pourtant « un moteur » du dispositif, elle estime qu’une suspension affecterait grandement l’industrie européenne, spécialement celle d’engrais azotés. Ladite suspension inciterait au recours massif aux importations, et menacerait donc la souveraineté du continent en fertilisants. « Ces annonces, sans répondre aux problèmes de fond des agriculteurs, instaurent de l’instabilité qui met en péril les outils industriels et constituent un renoncement aux engagements climatiques de l’Europe et de la France », argue-t-elle. L’Unifa estime que « toute remise en cause du MACF exacerberait des distorsions de concurrence déjà existantes », rappelant que les industriels ont besoin de stabilité et de visibilité pour réaliser les investissements nécessaires à leur décarbonation. En matière de distorsion de concurrence, l’organisation professionnelle pointe le fait que l’industrie européenne évolue « dans un cadre climatique parmi les plus exigeants au monde », car soumise au système d’échange de quotas d’émission (SEQUE). Ce dernier « structure depuis 2005 les décisions industrielles, et a conduit à des trajectoires ambitieuses de décarbonation ».
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