L’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Unsa, Sud) de l’enseignement agricole public a dénoncé le 1er mars des coupes budgétaires jugées incompatibles avec le PLOA (Pacte et loi d’orientation agricole). «Marc Fesneau nous a dit qu’il faudrait augmenter les effectifs d’enseignants de 250 à 300 personnes» pour satisfaire le besoin de 30% d’apprenants supplémentaires dans les formations agricoles, a indiqué Christine Heuzé (FO). «Les signaux qu’on reçoit actuellement vont plutôt à l’inverse.» Dans le cadre de l’effort de réduction des dépenses publiques récemment annoncé par Bruno Le Maire pour 2024, le ministère de l’Agriculture voit ses crédits réduits notamment sur les postes «Enseignement technique agricole» (8,6 M€) et «Enseignement supérieur et recherche agricoles» (3,9 M€). «Le coup de lame est évalué à 200 emplois dans l’enseignement technique», a chiffré Frédéric Chassagnette (Snetap-FSU). Cela intervient «au moment où il faudrait être mieux positionné pour accueillir plus de jeunes». Une autre ambition du PLOA est de développer des espaces-tests agricoles. Il en existe une trentaine dans les établissement publics (EPLEFPA), compte le Snetap-FSU. Et de réclamer de l’argent public pour en créer d’autres, chaque espace test affichant «un déficit de 10 000 € par an».
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