Abonné

Fertilisants: à l'Afcome, «soupe à la grimace» chez les fabricants et distributeurs

- - 1 min

Les rencontres internationales de l’Afcome, rendez-vous bisannuel des producteurs et distributeurs de fertilisants, se sont ouvertes à Lille le 7 novembre. «Soupe à la grimace», «maussade», «électrocardiogramme plat», les expressions ne manquaient pas pour décrire le climat délétère du marché français des engrais. Duroure et Fertiberia déplorent un retard d’un mois et demi dans les récoltes des cultures de printemps, décalant les semis, et ne permettant pas d’anticiper la sole française, et donc les besoins en fertilisation. «Les trésoreries des agriculteurs et des viticulteurs ont été affectées par les rendements catastrophiques», souligne pour sa part Gilles Nivelet, directeur commercial d’Angibaud. «Ils ne veulent pas s’engager sur des achats, et les distributeurs non plus.» Lorsque les cours de l’engrais ont explosé, il y a deux ans, les organismes stockeurs ont pris des risques financiers pour s’approvisionner, sans pouvoir les répercuter l’année suivante, après une dépréciation des cours. «Toutes les entreprises sont affectées», soupire Michael Lepelley, directeur marketing de Yara, qui enregistre de mauvais résultats financiers et a annoncé des licenciements. (Elena Blum)