En conférence de presse le 30 mars, l’interprofession du foie gras (Cifog) a évalué les pertes dues à l’influenza aviaire lors de la saison 2025-2026 à 22 millions d’euros (M€), hors accouvage. Les professionnels ont salué l’engagement de la ministre à indemniser les producteurs à 90 %, en tenant compte des pertes dues aux vides sanitaires. Mais le Cifog a souligné que certaines pertes resteraient à la charge de la production. C’est le cas des abattages précoces visant à « dédensifier » certaines zones à l’initiative des filières des Pays de la Loire. Des canards à foie gras ont été ainsi abattus avant d’être gavés, étant de ce fait sous-valorisés. C’est aussi le cas des palmipèdes prêts pour l’abattage, mais qui ont été retenus en élevage quand les déplacements étaient impossibles pour cause de restrictions sanitaires. Le Cifog déplore aussi des pertes économiques pour les accouveurs et les industriels du canard gras, qui a priori ne seront pas couvertes. La moitié des 121 foyers d’influenza (au 13 mars) ont été des élevages de palmipèdes. Le virus a entraîné l’abattage de moins de 262 550 palmipèdes à foie gras, sur un total de près d’1,77 millions de volailles.
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