L'État a annoncé le 24 mars avoir fait appel de la décision du tribunal administratif de Toulouse, qui avait ordonné le 27 février l'arrêt du chantier de l'autoroute Castres-Toulouse (A69), contestée par des mouvements écologistes et dont la mise en service était prévue fin 2025. Il a, « dans le même temps, demandé le sursis à exécution de cette décision afin de permettre la reprise rapide des travaux », selon une déclaration du ministère des Transports transmise à l'AFP. Alors qu'une déclaration d'utilité publique avait été émise en 2023, la justice administrative a annulé l'autorisation environnementale délivrée par l'État, estimant qu'il n'y avait pas de Raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) justifiant les atteintes à l'environnement occasionnées par le chantier. Outre l'appel, des députés et sénateurs du Tarn partisans de l'autoroute explorent la voie parlementaire pour contourner, via une proposition de loi, la décision de la justice administrative et obtenir au plus vite la reprise du chantier. Le député DVD Philippe Bonnecarrère a évoqué une « loi de validation de l'autoroute » dans laquelle « nous nous contentons de dire que l'autoroute Castres-Toulouse répond à une raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) ».
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