Premier bassin français de production de fraises, avec 25 % à 30 % des volumes nationaux, le Lot-et-Garonne a vu des dizaines d’hectares de fraises Label rouge touchés par les inondations provoquées début février par la tempête Nils. Des installations ont été submergées et des bâches arrachées, a indiqué Sylvie Delaurier-Zanuttigh, présidente de l’association des fruits et légumes du département et productrices de fraises Label Rouge, à Agra Presse, lors du Salon de l’agriculture le 23 février. Pour l’heure, « il est encore trop tôt » pour évaluer précisément sur l’ampleur des pertes, indique Mme Delaurier-Zanuttigh. « Il faut attendre environ huit jours », estime-t-elle. Elle demande la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, tout en rappelant que le cœur de la saison reste à venir et qu’il faut « positiver malgré tout ». Si la campagne pourrait, selon elle, être comparable à celle de l’année passée, les dégâts déjà subis pèseront néanmoins sur la rentabilité des exploitations. « Cette année, nous allons travailler pour la gloire », indique-t-elle à Agra Presse. Mme Delaurier-Zanuttigh alerte également sur la pression accrue des ravageurs, qui empêche de prolonger la saison jusqu’en octobre, bien que cela soit techniquement possible. Elle dénonce enfin l’impossibilité d’utiliser l’acétamipride, autorisés dans certains pays voisins producteurs de fraises, y voyant un désavantage concurrentiel.
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