Les producteurs de lait de la filière AOP roquefort vont pouvoir tester la monotraite. Ce test va se faire dans le cadre d’un dispositif d’évaluation d’une durée de 2 ans permettant de voir si cette pratique affecte ou non les qualités organoleptiques et physico-chimiques du fromage. « A l’issue de cette période, l’ODG (organisme de gestion, NDLR) pourra, selon les résultats obtenus, envisager l’intégration de cette pratique dans le cahier des charges afin qu’elle soit accessible à tous les opérateurs », indique l’Inao. Pour que cette évaluation puisse avoir lieu, le cahier des charges a été modifié par l’arrêté du 6 février 2026 publié au Journal officiel du 11 février. L'ODG de l’AOP roquefort est le premier à demander ce type de modification pour tester une innovation depuis que cela a été rendu possible par une directive du Comité national des appellations d'origine laitières, agroalimentaires et forestières de l’Inao en janvier 2025. La monotraite présente des avantages en termes d’organisation du travail de l’éleveur par une réduction du temps d’astreinte en salle de traite et une moindre pénibilité. En revanche, la monotraite entraîne une perte de volume de lait produit.
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