Le Cnaol (appellations laitières) demande au gouvernement d’investir «au moins 10 millions d’euros par an pendant deux ans» dans la promotion des AOP (appellation d’origine protégée) et IGP (indication géographique protégée) agroalimentaires (hors vins), indique son président Hubert Dubien à Agra Presse. «C’est en phase avec ce que font nos voisins européens», explique-t-il, en citant l’exemple de l’Italie qui a annoncé un financement de 25 millions d’euros pour la promotion des indications géographiques de la péninsule. «Si nous ne faisons rien, nous allons disparaître derrière la communication massive des Italiens», plaide Hubert Dubien. De plus, «les fonds européens, qui nous ont bien aidés jusqu’ici, sont de plus en plus difficiles à obtenir», souligne-t-il. «Satisfait» du nouveau règlement européen sur les indications géographiques entré en vigueur mi-mai, le Cnaol attend des précisions sur sa «mise en œuvre» par le gouvernement français, notamment concernant la possibilité d’intégrer des critères de durabilité dans les cahiers des charges des produits. Des réunions avec l’administration sont prévues dans les prochaines semaines.
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