À l’occasion d’une table-ronde sur les perspectives du marché bio au salon Medfel, le 27 avril à Perpignan, l’acheteur de fruits et légumes pour l'enseigne Naturalia, Vincent Martin, a estimé qu’il faut communiquer davantage sur «la notion de santé, forte, profonde et intrinsèque à la bio». Alors que les prix du bio sur les étals flirtent avec ceux du conventionnel dans un contexte d’inflation galopante, la priorité du moment pour Naturalia est «surtout de ne pas perdre de clients» en proposant des prix attractifs. Mais, une fois cette «phase de consolidation» passée, Naturalia espère capter à long terme les consommateurs. «Le sujet, ça va être de conquérir intellectuellement le besoin fondamental nutritionnel et de santé des Français pour qu’ils comprennent que désormais, il va falloir peut-être (…) que, dans le futur, ils dépensent une part plus importante de leur budget dans le mieux manger», a-t-il déclaré. Un sentiment partagé par l’agriculteur Jacques Gaux, qui a interpellé les panélistes sur «l’absence de marchés» en bio. Viticulteur dans les Pyrénées-orientales, il explique s’être diversifié en figue et artichaut bio sur les conseils de son ancienne coopérative. «On arrive très bien à faire du bio, on ne comprendrait pas s’il fallait revenir en arrière maintenant», a-t-il confié.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…