Dans un communiqué du 20 décembre, l’Association française pour l’information scientifique (Afis) dénonce le rapport publié le 17 décembre par l’association Générations futures concernant les résidus de pesticides dans les fruits et légumes. «En ne mettant en avant que la seule présence de traces de pesticides sans s’intéresser à la concentration, et en limitant l’étude aux seuls aliments non bio, le message des auteurs de l’étude est qu’il est dangereux de consommer des fruits et légumes non bio», estime-t-elle. L’Afis dénonce «l’instrumentalisation de ces peurs à des fins de promotion d’une filière économique, promotion faite en présentant les produits des filières concurrentes comme dangereux pour les consommateurs». Évoquant les productions bio et conventionnelles, l'association considère que «les deux filières ont leur place et correspondent à des attentes différentes des consommateurs et produisent toutes deux des fruits et légumes d’excellente qualité sanitaire». Elle rappelle par ailleurs que Générations futures «reçoit des financements des entreprises de [la filière bio] (Biocoop, Bjorg, Léa Nature, Naturalia, Nutergia, etc.)» et que la campagne initiée par l'ONG «s’inscrit dans un contexte de baisse du chiffre d’affaires de l’industrie du bio depuis 2020».
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