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Fruits/vignes: le scarabée japonais est «à notre frontière» (DGAL)

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À l'occasion des Rencontres phytosanitaires le 6 novembre à Bergerac, la DGAL (ministère de l'Agriculture) a fait un point sur les ravageurs émergents en arboriculture fruitière avec plusieurs «points d'alerte importants». La principale est l'arrivée attendue du scarabée japonais (Popillia japonica) sur le sol français; des cas ont été détectés encore récemment à la frontière franco-allemande. «Il est à notre frontière», a indiqué l'expert de la DGAL Bertrand Bourgouin. «La zone tampon est sur le territoire national. Nous nous attendons à ce que des cas se déclarent en France», a-t-il prévenu. Et de rappeler qu'«aucun insecticide autorisé ne fonctionne» sur ce ravageur. Ce scarabée s'attaque à 300 espèces de plantes alimentaires, forestières ou encore ornementales, parmi lesquelles la vigne, les arbres fruitiers et les gazons. D'autres menaces émergentes ont déjà été détectées sur le sol français, sans dégâts pour l'instant; c'est le cas de la mouche orientale (Bactrocera dorsalis), détectée régulièrement dans l'Hexagone, «un péril énorme», selon l'expert de la DGAL. Cette petite mouche de 5 mm peut se nourrir et se développer sur un très grand nombre d’espèces de fruits et de légumes: mangues, agrumes, pêches, prunes, abricots, raisins, avocats, tomates, poivrons, etc, rappelle le ministère de l'Agriculture. Ou encore de la maladie des mille chancres; véhiculée par les scolytes, elle n'a pour l'instant touché, en France, que les noyers d'ornement. «Les émergents, ce n'est pas un mythe, a souligné Bertrand Bourgouin. C'est inquiétant, car en face, nous n'avons plus forcément les armes.»