Les organismes de sélection auront accès à la prédiction de valeur génétique pour les émissions de méthane en 2025, a indiqué l’Inrae (recherche) à l’occasion d’une conférence de presse le 12 septembre. «L’objectif est de proposer des index de sélection qui incluent ce caractère dans les objectifs du schéma de sélection, au même titre que la résistances aux maladies, le niveau de production, la fertilité ou la morphologie», explique l’organisme de recherche. «Plus le méthane va être priorisé dans les choix des éleveurs, plus la réduction par le levier génétique ira vite», souligne Pauline Martin, chercheuse en génétique bovine à l’Inrae. «Le levier génétique est un levier de long terme, mais il est permanent et cumulatif. D’une génération à l’autre, les progrès continuent. Il faut inciter les éleveurs à faire des choix en faveur de la réduction du méthane», insiste-t-elle. L’Inrae assure que ce levier «ne pourra être adopté par les éleveurs qu’à condition de les accompagner par des mesures incitatives». Selon les chercheurs, si les éleveurs attribuent au méthane un poids de 20% dans leur schéma de sélection génétique, les émissions de méthane pourraient baisser d’environ 10% en dix ans et de 30% en trente ans.
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