À l'occasion de l'examen de la proposition de loi Entraves au Sénat, le 28 janvier, le gouvernement a proposé, avec l'assentiment du Sénat, une réécriture de l'article consacré au stockage de l'eau, conservant le principe de «préservation de l’accès à la ressource en eau aux fins d’abreuvement» des animaux, et acceptant d'ouvrir la notion d'«intérêt général majeur» dans le Code de l'environnement à certains ouvrages de stockage, sous conditions. Dans son amendement, le gouvernement propose d'ouvrir la qualification d’intérêt général majeur à certaines retenues d'eau à vocation principalement agricole, qui respecteraient les conditions suivantes: «une démarche de gouvernance garantissant une gestion concertée de la ressource en eau» et un «engagement dans des pratiques sobres en eau». La version initiale des sénateurs proposait, très directement, d'inscrire dans le Code de l'environnement le principe d'une «promotion d’une politique active de stockage de l’eau, qui présente un intérêt général majeur, pour un usage partagé de la ressource permettant de garantir le développement de l’irrigation». Elle posait aussi un principe de «non-régression du potentiel agricole», ou encore l'idée que la politique de l'eau doive «satisfaire les exigences du maintien et du développement des activités agricoles et piscicole».
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