Analysant les avis divergents sur la génotoxicité du glyphosate, Générations futures a dénoncé le 3 mai une «évaluation biaisée» du côté des agences réglementaires. De nombreuses études montrent que cet herbicide provoque «des effets génotoxiques», a souligné la toxicologue Pauline Cervan, lors d’une conférence de presse. Pourtant les autorités n’en tiennent pas compte, selon elle. L’association de défense de l’environnement confronte les avis des agences, favorables à la réhomologation du produit, avec ceux du CIRC et de l’Inserm, qui «s’accordent pour dire que le glyphosate est génotoxique». Conclusion de Générations futures : «Les autorités s’appuient exclusivement sur des études provenant des industriels», alors qu’elles présentent des «failles», en ignorant les études universitaires à cause d’un «supposé manque de fiabilité». Un autre point expliquant pourquoi les agences jugent le glyphosate non génotoxique vient des critères de classification eux-mêmes, trop contraignants aux yeux de l’ONG.
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