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Grandes cultures/carbone: feuille de route de filière à 2030, sous-jacents non précisés

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En pleine consultation publique de la troisième version de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), les deux interprofessions des grandes cultures, Intercéréales et Terres Univia (huiles et protéines), ont présenté, à l'occasion d'une conférence de presse le 26 novembre, leur «feuille de route carbone», comme requis par la loi Énergie climat de 2019. Les deux filières visent une réduction de 20% des émissions de l'amont agricole par rapport à 2015, et de 24% pour les industries de 1re et 2e transformation par rapport à 2021. Selon le projet de SNBC, l’agriculture française – toutes filières confondues – doit réduire ses émissions de 25% entre 1990 et 2030, et de 9,5% entre 2022 et 2030. De nombreux leviers d'action ont été cités par les filières, similaires à ceux généralement avancés par le gouvernement (génétique, engrais décarbonés, haies, énergie des machines...), mais sans préciser de chiffrage pour chacun d'entre eux. Les trajectoires ont été conçues comme «techniquement et économiquement réalisables, et cohérentes avec le marché», et fixées pour «prioriser la souveraineté alimentaire, énergétique et protéique de la France, et la production de biomasse», a expliqué Christoph Büren, élu référent sur le carbone chez Intercéréales. Toutefois, le coût associé et le financement n'ont pas encore été calculés, ont expliqué les représentants, qui appellent l'État à accompagner la filière.