Santé publique France (SPF) mène actuellement des essais dans quatre régions pilotes afin d’«évaluer la faisabilité» d’un dispositif de surveillance active des cas humains de grippe aviaire, indique l’agence sur son site internet. Baptisé Saga (pour «surveillance active de la grippe aviaire»), ce protocole consiste à proposer aux personnes exposées à un foyer d’influenza aviaire de réaliser des prélèvements nasopharyngés (comme pour le Covid). Depuis le démarrage du test en décembre 2023, «deux foyers ont pu être investigués», avec «une bonne adhésion des personnes exposées», rapporte l’agence. «L’ensemble des personnes testées étaient négatives.» La surveillance active vise à «détecter précocement des cas de transmission zoonotique de l’animal à l’homme», ce qui permettrait de «réduire les risques pour les personnes exposées et limiter la diffusion». Elle s’ajoute à la surveillance passive déjà en place, qui est basée sur les signalements, par les professionnels de santé, des «suspicions cliniques de grippe d’origine aviaire ou porcine». La transmission à l’homme du virus de l’influenza aviaire reste très rare. «Plusieurs détections» ont été confirmées «depuis fin 2021» (Espagne, Royaume-Uni, États-Unis, Chine, Vietnam, Équateur), rappelle SPF, mais aucune en France.
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