De nouvelles espèces d’oiseaux sauvages s’imposent comme nouveaux vecteurs de transmission de l’influenza aviaire entre continents et pays, selon une étude de l’université australienne de South Wale Sidney, dont les auteurs recommandent plus de vigilance en élevage. Cette étude publiée dans GeoEalth le 27 mars analyse plus de vingt ans (de 1997 à 2023) de données enregistrées à travers le monde sur les cas sauvages et les foyers en élevage. Alors que l’influenza était à l’origine basée en Asie et qu’elle se transmettait surtout par les palmipèdes sauvages, elle se concentre aujourd’hui en Europe et aux Etats-Unis, et des oiseaux comme les pélicans et faucons pèlerins en sont devenus vecteurs. L’auteure Raina Macintyre tire les conclusions pratiques de la difficulté de surveiller les oiseaux sauvages à l’échelle mondiale : « Nous pouvons en faire plus au sujet des facteurs qui entrent dans notre contrôle — l’agriculture et l’élevage », estime-t-elle, citée dans le communiqué de presse de l’Agu (American geophysical union), précisant que l’élevage en plein air mérite une vigilance accrue et qu’il vaut mieux tenir éloigné les porcs et volailles afin d’éviter une recombinaison génétique chez les premiers.
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