L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, le 5 juin sur son site web, le premier «cas fatal confirmé d’infection humaine au virus de l’influenza aviaire A(H5N2)», survenu au Mexique. Il s’agit plus largement du «premier cas d’infection humaine par un virus A(H5N2) confirmé par un laboratoire et reporté au niveau mondial». La victime était un résident de l’État de Mexico âgé de 59 ans. Il avait été hospitalisé fin avril pour d’autres raisons et présentait de «multiples affections médicales sous-jacentes». Testées, les personnes en contact avec lui, à l’hôpital et dans son voisinage, sont toutes négatives à l’influenza aviaire et au Covid. L’OMS indique que «la source d’exposition au virus dans ce cas est inconnue», et que le patient décédé «n’avait pas d’historique d’exposition aux volailles ou aux autres animaux». En mars, deux cas sur des volailles avaient été confirmés en basses-cours, dans l’État de Mexico (faiblement pathogène) et dans celui voisin de Michoacán (hautement pathogène). «Jusque-là, il n’a pas été possible d’établir si ce cas humain est relié» à ces foyers, note l’OMS. Le virus H5N2 est différent du H5N1, à l’origine de l’épizootie mondiale actuellement en cours, et notamment des récentes contaminations de bovins et d’humains aux États-Unis.
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