Dans un avis publié le 14 avril, en pleine crise d'influenza aviaire en Europe, l’Anses recommande de mieux «anticiper et de tester les modalités de gestion» d’enfouissement des cadavres issus d’animaux d’élevage ou de faune sauvage. Parmi les mesures à mettre en œuvre selon l’agence: une identification plus précise des quantités de cadavres pouvant être pris en charge, des incitations pour les élevages «à s’équiper de systèmes permettant de stocker temporairement les cadavres sous couvert du froid», un inventaire par département des sites avec possibilité d’enfouissement, ainsi qu’un protocole de suivi des sites d’enfouissement. Les chercheurs rappellent que «très peu de données sont disponibles» sur la dégradation et la gestion des cadavres en grande quantité ». Les crises actuelles présenteraient selon eux l’occasion de «mener un suivi détaillé et des expérimentations». L’agence alerte par ailleurs les autorités sur le statut de la chaux, dont l'utilisation comme désinfectant est depuis peu soumise à une autorisation de mise en marché (AMM). Une première demande a été déposée pour la désinfection des parcours et des surfaces, qui ne comprend pas l’utilisation sur les cadavres, prévient l'Anses. Sauf demande d’extension, «il ne sera alors plus possible de recourir à la chaux pour cet usage».
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