Un collectif de 27 chercheurs et personnels de l’Inrae a déposé une candidature collective à la présidence de l’institut, qui doit être renouvelée par décret en octobre, a repéré le journal L’Humanité dans son édition du 6 août (article payant). D’après la déclaration d’intention publiée en intégralité sur le site du média Reporterre à la mi-juillet, le collectif dénonce «l’incompatibilité de la politique du "en même temps" portée par [notre] institut». Plus précisément, le groupe oppose les travaux de recherche «pourvoyeurs de développements technologiques énergivores (…) ou manipulant le vivant sans précaution (…)» et les recherches visant «à favoriser l’agriculture biologique, l’agroécologie, une alimentation plus saine et la restauration des écosystèmes». Il estime aussi que l’Inrae ne doit «pas plier face à un lobby ou aux politiques», mais «défendre» ses chercheurs et leurs travaux, selon les propos du chercheur et candidat Simon Fellous, recueillis par Reporterre. D’après le média en ligne, la candidature a été refusée, car la présidence «ne peut être collective». L’Inrae s’est aussi défendue des critiques du collectif dans une réponse publiée le 18 juillet par le média.
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