A l'occasion d'une conférence de presse au Space (salon de l'élevage), à Rennes le 19 septembre, la Coordination rurale a souligné son opposition au «diagnostic modulaire», assimilant le principe à des «notes» qui risquent de dévaloriser certaines exploitations. Inclus dans le projet de loi d'orientation agricole (LOA), avec application à horizon 2026, le dispositif, uniquement facultatif, vise à faciliter la transmission et l’installation en fournissant aux porteurs de projet des informations sur la «viabilité économique, environnementale et sociale» des fermes. Après son passage à l'Assemblée, le volet sur les sols en avait été retiré. «Il y a un risque de voir une grande majorité d'exploitations d'exploitations voir leur note dégradée», estime la présidente du syndicat, Véronique Le Floc'h. «Les agriculteurs vont devoir céder leurs exploitations pour rien ou les abandonner.» Pour l'éleveuse bretonne, nul besoin du diagnostic, car «un chef d'exploitation sait négocier». Dans la même veine, le syndicat s'est dit opposé à un autre dispositif de la LOA, le «stage de sensibilisation», qui avait été proposé par l'Assemblée en cas d'atteintes à l'environnement dites «intentionnelles», introduisant ce faisant un concept juridique de non-intentionnalité autour de ces infractions. La CR a dénoncé «une infantilisation», considérant par ailleurs que «les atteintes ne sont pas volontaires dans la grande majorité des cas».
Abonné