Parmi les projets accompagnés par les chambres, «30 à 50% des candidats à l’installation souhaitent le faire en bio», indique l’Agence bio dans un communiqué le 20 avril. Le taux d’installation en bio, détaille l’organisation, atteindrait par exemple 40% en Occitanie, en Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine ou en Auvergne-Rhône Alpes. Pourtant, regrette l’agence, beaucoup de producteurs souhaitant se convertir «se sont retrouvés freinés par les acteurs du marché». Comme nous l’avions détaillé dans une enquête publiée fin 2022, certaines coopératives ou industriels étaient même allés jusqu’à proposer à des producteurs de se déconvertir. Alors que la concertation sur la loi d’orientation agricole a été lancée par le ministère, l’agence estime donc que «l’installation en bio constitue un véritable enjeu du renouvellement des générations». Une dynamique qui nécessitera en parallèle un regain de consommation, rappelle le président de l’Agence bio Loïc Guines. «Chaque foyer, chaque restaurant, du kebab à l’étoilé, chaque cantine, tout le monde a un rôle à jouer pour mettre du bio au menu», défend-il, cité dans le communiqué.
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