La Cour des comptes souligne la difficulté pour les cultures céréalières de concilier production pour l'export, transition agroécologique et partage de l'eau, mettant en garde contre le risque de «mal-adaptation» de certaines solutions de stockage de l'eau. Les ouvrages de stockage - plans d'eau, retenues collinaires alimentées par l'eau de ruissellement ou réserves de substitution alimentées par pompage dans les nappes souterraines, qualifiées de «bassines» par leurs détracteurs - «sont souvent contestés au nom du partage équitable de la ressource», souligne la Cour des comptes. «Ils peuvent dans certains cas présenter un risque de mal-adaptation au changement climatique, selon leur taille, leur situation et leur mode de remplissage», estime l'institution. La Cour relève que d'autre pistes sont envisagées, donnant l'exemple du département de Haute-Garonne qui «a lancé une expérimentation visant à recharger la nappe phréatique grâce à une centaine de kilomètres de rigoles et de fossés avec l'eau de la Garonne pour apporter un soutien d'étiage naturel supplémentaire en période sèche».
Abonné