Le BIK (interprofession du kiwi) a officiellement saisi la DGCCRF (Fraudes, ministère de l'Économie) le 5 octobre afin qu’elle effectue des contrôles sur des ventes de kiwis de variété hayward en sous-maturité relevées par des adhérents, qui risquent de «provoquer le rejet du consommateur», selon un communiqué. «Ces ventes sont très précoces pour la saison, alors que le kiwi français est largement au-dessous des seuils de maturité de récolte (9,5° Brix). Elles vont à l’encontre des normes officielles de maturité», a expliqué le BIK. Pour ce dernier, le contexte de baisse aussi bien en France que dans les principaux producteurs européens (Italie et Grèce) couplé à un arrêt précoce de la commercialisation de kiwis de contre-saison, pourrait expliquer ce phénomène: «Cela peut expliquer les agissements de certains opérateurs qui souhaitent profiter d’un marché quasi vide pour commercialiser précocement des kiwis européens sur le marché français», note le BIK. Pour la filière kiwi française, de telles pratiques sont «inacceptables et de nature à totalement perturber le marché français», car susceptibles de «saper la confiance du consommateur dans le produit, toutes origines confondues». À la suite de la demande du BIK, la DGCCRF a répondu favorablement le 6 octobre, indiquant «qu’il en sera tenu compte dans l’orientation des contrôles à venir».
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