La toxine céréulide a été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé à Angers en décembre, a indiqué le 6 mars le procureur de la République d'Angers Eric Bouillard. Le rapport d'analyse ne fait toutefois pas état, selon lui, d'un taux « anormalement élevé de la toxine car « il n'y a pas de norme ». « Aujourd'hui, le lien de causalité entre la céréulide et le décès de l'enfant n'est pas établi », a précisé le procureur, qui attend les résultats d'autres analyses, notamment celles portant sur les selles de l'enfant. Selon un communiqué des avocats de la famille du bébé, le nourrisson avait consommé ce lait infantile Guigoz (Nestlé) « dans les heures précédant son décès brutal ». En revanche, dans le cas du bébé mort près de Bordeaux début janvier, « en l'état des investigations, le décès du nourrisson n'apparaît (...) pas en lien avec le lait artificiel qui a servi à son alimentation », a indiqué Renaud Gaudeul, procureur de la République de Bordeaux. Le bébé avait consommé du lait Guigoz ayant fait l'objet d'un rappel. L'affaire des laits infantiles dure depuis la mi-décembre. Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde.
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