Nestlé, accusé d'avoir tardé à rappeler du lait infantile après avoir identifié la présence de toxine dans ses produits, a reconnu avoir attendu une analyse des risques pour la santé avant d'alerter les autorités néerlandaises, puis européennes. Vendredi 30 janvier, le quotidien Le Monde a indiqué que la présence d'une toxine dans des produits de Nestlé avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre (article payant). Selon le journal, l'industriel a attendu une « analyse de risque de santé » avant d'informer les autorités néerlandaises, puis européennes, de la présence de céréulide dans ses laits infantiles produits aux Pays-Bas. Cette chronologie est reconnue par Nestlé qui évoque, dans un communiqué publié sur son site internet, de « très faibles niveaux » de toxine détectés fin novembre et rappelle l'absence « de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide ». « Nous avons néanmoins agi rapidement en retirant les produits ne répondant pas à nos exigences de qualité », ajoute le groupe. Nestlé assure avoir à ce moment-là « immédiatement bloqué la production » et lancé « des analyses plus approfondies en laboratoire ».
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