Interrogé par la presse à l’occasion d’une journée organisée par l’Afja (association des journalistes agricoles), le 12 septembre, le directeur général France de Lactalis, Jean-Marc Bernier a estimé qu’Egalim 2 ne «fonctionne qu’en partie» pour l’industrie laitière. «Le problème c’est qu’on sacralise la matière première agricole, mais qu’est-ce qu’on fait des matières premières industrielles?», interroge-t-il. Également présente, Anne Charlès-Pinault, la directrice générale de Lactel, ajoute que «le marché de la MDD (marque de distributeurs) pourrait être un peu plus encadré». «On n’est pas dans une république bananière mais presque, (les distributeurs, ndlr) passent des appels d’offres un peu quand ils veulent». Côté négociation avec l’amont, le directeur des achats France, Fabien Choiseau, dit vouloir de la «transparence» dans les négociations avec les producteurs. «On va demander aux producteurs ce qu’ils veulent comme coût de revient (pour les prochaines négociations, ndlr)», affirme-t-il. Il met cependant en avant les contraintes induites par le mix produit de l’entreprise: la moitié du lait collecté par Lactalis est à destination de la GMS, le reste part à l’export. «Il est difficile de prévoir à plus de trois mois l’évolution des cours et de garantir un prix aux producteurs sur le long terme», défend Fabien Choiseau.
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