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Lait/Trump: la filière attentive aux éventuelles rétorsions de l'UE, notamment sur le soja

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Le président du Cniel (interprofession laitière) Pascal Le Brun qui a assisté à la réunion des professionnels avec le président Macron le 3 avril, tient à ce que les éventuelles mesures de rétorsion qui seraient prises au niveau européen n’impactent pas négativement l’activité de la filière laitière. « Il faut éviter que des taxes européennes touchent des produits américains dont nous avons besoin pour notre activité, comme le soja, ce qui reviendrait à renchérir nos coûts de production », a-t-il poursuivi. Concernant les taxes américaines, et bien qu’il y ait « encore beaucoup d’inconnues sur leur application », Pascal Le Brun estime que cela pourrait engendrer 20% de volumes non commercialisés outre-Atlantique, soit 5000 tonnes de fromage en moins sur 25 000 tonnes vendues par an actuellement. Des volumes pas faciles à écouler sur d’autres marchés à l’heure des difficultés rencontrées en Chine et en Algérie. Et avec une demande plus faible du côté de la transformation, l’amont pourrait être touché par « une dévalorisation du prix du lait pour les producteurs ». Dans un communiqué diffusé le 4 avril, le Cniel appelle « les autorités européennes et françaises à engager sans délai des discussions avec leurs homologues américains afin de trouver une solution équitable. Il est essentiel de préserver les relations commerciales avec les Etats-Unis et d'éviter une escalade qui serait préjudiciable à toutes les parties. »