Dans un manifeste publié le 8 juin, l’interprofession des légumes en conserve et surgelés (Unilet) adresse huit demandes aux pouvoirs publics «pour sauvegarder la filière française et contribuer à la souveraineté alimentaire». La filière (4500 agriculteurs, 23 sites de transformation, 1/3 des surfaces de légumes) demande aux pouvoirs publics et aux députés de la prochaine mandature «d’assumer un discours propice à la création de valeur», notamment en défendant «la non-négociabilité des coûts de fabrication dans un cadre législatif complémentaire à Egalim 2». Elle appelle à «valoriser» le rôle des légumes en boîte et surgelés dans une alimentation équilibrée et décarbonée, y compris pour les personnes en situation de précarité (projet de chèque alimentaire, NDLR) et en restauration collective. Unilet appelle aussi à «renforcer» l’attractivité de la filière, à «soutenir» financièrement la transition agroécologique et à «construire une politique de l’eau face au changement climatique». Enfin, l’interpro demande l’harmonisation des moyens de protection des cultures dans l’UE, et la simplification des démarches administratives.
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