À l’occasion de la 97e assemblée générale de la Fédération des maraîchers nantais, qui se tenait le 18 décembre à Pont-Saint-Martin (Loire-Atlantique), le logement des saisonniers était au cœur des échanges. Les adhérents de la fédération, tous situés autour de l’agglomération nantaise, ont de plus en plus de mal à loger les 5000 saisonniers auxquels ils ont recours chaque année. La pression foncière sur le bâti autour de Nantes et l’impossibilité de construire sur les zones agricoles sont les principaux freins à la mise en œuvre de solutions pérennes. Alors que la métropole nantaise a entamé l’évacuation du «plus grand bidonville de France» en 2024, les débats se sont récemment cristallisés autour de l’emploi des Roms par les maraîchers nantais et de la création de bidonvilles en lien. Des assertions qui agacent chez les maraîchers, alors que la profession n’a aucune obligation de logement de ses saisonniers et cherche pourtant des solutions. «Partout dans les médias, on lit que nous attirons les Roms, la misère et les bidonvilles autour de Nantes. Nous sommes la seule profession qui reçoit des remarques, mais est-ce qu’on demande à un patron d’usine de loger ses salariés?», regrette Louis Vinet, producteur de tomates et de concombres sous serre à Bouguenais. (Tanguy Dhelin)
Abonné