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Les crédits carbone ne seront pas «une source de financement majeur» (I4CE/Iddri)

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«Estimer que le marché volontaire du carbone sera une source de financement majeur est probablement un pari risqué», souligne Claudine Foucherot, architecte du label bas carbone et directrice du programme Agriculture et forêts au sein de l’institut I4CE, lors d’un échange avec la presse le 27 janvier. Alors que les marchés du carbone volontaire sont encore «marginaux», l’experte rappelle que le label bas carbone est avant tout «un outil taxonomique»: «Il prouve qu’un projet a un effet limité sur le climat, et permet donc de flécher des financements publics, des aides de la Pac, ou des financements privés.» À l’heure où la Commission espère soutenir le stockage de carbone, les flux financiers demeureront de toute façon limités par rapport aux enveloppes de la Pac, complète Pierre-Marie Aubert, de l’Iddri. Car même avec un crédit à 100 euros, analyse-t-il «les 40 Mt de stockage supplémentaires prévues représenteront au mieux un financement de quatre milliards d’euros par an». Soit 7% environ des 58 milliards d’aides Pac distribuées chaque année dans l'UE.