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Lobbying: les acteurs les plus influents du secteur agricole (enquête)

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D’après notre analyse de la base de données de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), l’agriculture est, juste derrière la santé, le deuxième secteur le plus fréquemment déclaré par les lobbyistes français, avec près de 7014 activités depuis 2017 (lire notre enquête en détail dans Agra Presse hebdo). Des actions qui visent en priorité les parlementaires et le ministère de l’Agriculture. Avec un budget de représentation d’intérêt d’au moins 600 000 euros annuels, pour environ 70 actions auprès des décideurs publics menées par huit représentants d’intérêts, la FNSEA reste la principale force du secteur agricole. «Une reconnaissance de l’expertise de la maison», se félicite-t-on Rue de la Baume, alors que l’antenne nationale ne se voit dépassée que par ses fédérations locales (FDSEA et FRSEA), qui totaliseraient au moins 820 000 euros de moyens annuels. Un véritable «mur», selon Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, dont le syndicat ne dépense que 60 000 euros. Nos chiffres dévoilent aussi la faiblesse des moyens de l’agriculture biologique: à eux trois, Biocoop (distributeur), la Fnab (producteurs) et le Synabio (industriels et distributeurs) ne déclarent pas 125 000 euros. «Celles et ceux qui ont propagé le mythe d’un lobby bio vont devoir revoir leur copie», réagit Philippe Camburet, président de la Fnab. Cette analyse permet enfin d’identifier les principaux cabinets de lobbying intervenant dans le secteur agricole: Séance Publique (CGB, Système U), Boury-Tallon (Bayer, Carrefour), Rivington (Phyteis, BASF, Dow), Euralia (Interchanvre, Les Mousquetaires), et Com’Publics.