Dans un communiqué du 9 janvier, Axema (syndicat représentant les constructeurs d’agroéquipements) signale un net recul des premières immatriculations de tracteurs en France en 2025. Dans le détail, elles connaissent un effritement de 15 % par rapport à l’an dernier, et de 20 % par rapport à 2023, pour tomber à 33 446 unités. Il s’agirait même d’un plus bas depuis 10 ans, selon l’organisation. « La chute des immatriculations est particulièrement marquée pour les tracteurs vignes et vergers (-19,9 % par rapport à 2024 et -42,8 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années) et les tracteurs standards (respectivement -18,5 % et -21 %) », pointe Axema. Le syndicat attribue ce décrochage à la conjoncture des agroéquipements. Rappelons que les secteurs de la vigne et des céréales sont particulièrement en difficulté, n’incitant pas les agriculteurs à investir. Autre raison avancée : l’entrée en vigueur de la réglementation européenne sur le freinage des véhicules agricoles depuis le 1er janvier 2025. Cette dernière a « incité la profession à pré-immatriculer des tracteurs (ou des chargeurs télescopiques) en toute fin d’année 2024 ».
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