Dans une proposition de loi visant à protéger la santé mentale des agricultrices et des agriculteurs déposée le 28 octobre, le député Arnaud Simion (Socialistes et apparentés, Haute-Garonne) propose de mettre fin à « l’addition de dispositifs éclatés » pour le suivi (MSA, chambres d’agriculture, associations, collectivités territoriales…) : « Cette fragmentation crée des inégalités considérables entre territoires et prive trop d’agricultrices et d’agriculteurs d’un accompagnement adapté», explique-t-il dans l’exposé des motifs. Au cœur du dispositif, la création d’un guichet unique départemental (ou à l’échelle des collectivités territoriales d’outre‑mer) de la santé mentale agricole : « une seule porte d’entrée, pour orienter vers les bons dispositifs, qu’il s’agisse d’un soutien psychologique, d’une aide financière ou d’un appui administratif. Ce guichet sera également doté de moyens mobiles pour aller à la rencontre des agriculteurs isolés». Le texte prévoit aussi la consolidation et la généralisation du dispositif des sentinelles agricoles et la création d’une mission nationale pour la santé mentale agricole qui « fixera la stratégie nationale, coordonnera les dispositifs existants, définira les référentiels de formation, assurera l’égalité territoriale et évaluera l’efficacité des actions ».
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