L'éleveur occitan Jérôme Bayle, initiateur du premier barrage devenu une figure de la contestation, a estimé avoir «gagné» sur trois points principaux: le GNR, l'irrigation et la MHE. "Si on s'est battus, c'est pour arrêter tout ça (...) ce soir je vous annonce que demain midi l'autoroute pourra circuler», a-t-il annoncé aux côtés du Premier ministre. Mais l'Occitanie n'est pas la France, a rappelé quelques minutes plus tard le patron de la FNSEA, Arnaud Rousseau, douchant les espoirs d'une sortie rapide de la crise en appelant à «poursuivre cette mobilisation». «Ce qui a été dit ce soir ne calme pas la colère, il faut aller plus loin», a-t-il dit sur TF1, alors que le syndicat majoritaire, associé aux Jeunes agriculteurs, a mobilisé «plus de 72.000 agriculteurs» dans «85 départements» pour exprimer un malaise profond. De son côté, Véronique Le Floc'h, la présidente de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, a prévenu que les tracteurs de ses adhérents allaient «rester sur les routes», regrettant que le recul du gouvernement sur le GNR ne soit pas allé plus loin. La Confédération paysanne, troisième syndicat, classé à gauche, a aussi déploré des mesures qu'elle a qualifiées de «très largement insuffisantes».
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