Le syndicat majoritaire FNSEA regrette «un rendez-vous manqué» avec l'exécutif lors du Salon de l'agriculture, faute de «stratégie» claire, et prévient que les «actions sur le terrain» vont se poursuivre, ont indiqué ses dirigeants le 3 mars. «On continuera à avoir des actions sur le terrain» après le Salon de l'agriculture, qui s'achève dans quelques heures, car «sur le plan politique, les choses ne sont clairement pas terminées», a déclaré le président du syndicat, Arnaud Rousseau, sur BFM TV. Après les promesses du gouvernement, les exploitants attendent des «réalisations très concrètes» dans leur ferme, et même si la FNSEA n'appelle pas à une mobilisation nationale, «chaque département garde l'initiative de pouvoir faire un certain nombre d'actions», a-t-il expliqué. «Les braises sont brûlantes», «rien n'est fini», a souligné le responsable syndical, qui a déploré un début de Salon «plus que chaotique», un «début violent». «On considère qu'on a manqué un rendez-vous. On attendait du président de la République une stratégie et la définition d'un cap pour l'agriculture», a renchéri auprès de l'AFP Jérome Despey, premier vice-président du syndicat. S'il salue l'engagement d'Emmanuel Macron à reconnaître l'agriculture «comme un intérêt général majeur de la nation», il regrette un message politique brouillé par «des joutes verbales et des maladresses» et un manque de considération pour les «corps intermédiaires» que sont les syndicats.
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